Yves Bonnefoy

— Yves Bonnefoy - Haïku (préface) - Fayard - 1990

Ah ! Combien nous faudrait-il abandonner de ce que nous sommes, quelles couleurs, quel trait qui vibre autrement, quels épanchements de clarté sur la noirceur du rêve dans l’existence éveillée, pour traduire le haïku, le traduire vraiment, non seulement dans notre pensée mais dans nos vies? Ce pourra être tout l’avenir. Ce ne sera pas, toutefois, sans d’ultimes sursauts, sans un élan encore vers l’impossible.

Yves Bonnefoy – Haïku (préface) – Fayard – 1990

Sylvaine Dampierre

Cinéaste, auteur et Haïjin sans prétention.