Sôseki Natsume

— Sôseki Natsume. Oreiller d'herbes.

Pour être exact, il se s’agit pas de projeter le monde. Il suffit d’y poser son regard directement, c’est là que naît la poésie et c’est là que le chant s’élève. Même si l’idée n’est pas couchée par écrit, le son du cristal résonne dans le coeur. Même si la peinture n’est pas étalée sur la toile, l’éclat des couleurs se reflète dans le regard intérieur. Il suffit de contempler le monde où l’on vit, et de contenir, avec pureté et clarté, dans l’appareil photographique de l’esprit, le monde d’ici-bas, futile et chaotique

Sôseki Natsume. Oreiller d’herbes.

Sylvaine Dampierre

Cinéaste, auteur et Haïjin sans prétention.