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Maurice Coyaud

(…) le haïku tire sa dynamique du vide. Telle est la vertu de son “insignifiance” : elle lui confère une sorte d’apesanteur qui lui permet de se déployer sans entrave dans toutes les directions, d’accueillir tous les sens possibles. La poésie qui l’anime est celle du moins dire : perpétuellement tendue vers ce “degré zéro” où se situe son achèvement : à la fois accomplissement et effacement. Trois vers : la seule surface qu’elle daigne s’octroyer. Trois pas qui la séparent à peine de ce néant où elle ne cesse de conduire.
(Maurice Coyaud – Fourmis sans ombres le livre du haïku)

(Maurice Coyaud – Fourmis sans ombres – Anthologie promenade)

Sylvaine Dampierre

Cinéaste, auteur et Haïjin sans prétention.