Yves Bonnefoy

— Yves Bonnefoy

Le Haiku n’a pas d’ombres portées, les choses y étincellent, les nocturnes comme les diurnes, à la façon dont le trait, dans un lavis de l’époque, traverse le contour même qu’il trace, ressort de l’autre côté de la forme dans le vide, en fait jaillir dans l’image une lumière sans source qui y consume le lieu, même si celui-ci a paru, comme chez Bashô avec sa qualité d’absolu.
(Yves Bonnefoy)

Sylvaine Dampierre

Cinéaste, auteur et Haïjin sans prétention.